Échelle des symptômes de stress post-traumatique pour enfants
L'Échelle des symptômes de stress post-traumatique pour enfants (CPSS) est un outil de mesure conçu pour quantifier les manifestations post-traumatiques…
Questions
24
Durée
10 min
Titre original
Child PTSD Symptom Scale
Adaptation
Échelle des symptômes de stress post-traumatique pour enfants
L'Échelle des symptômes de stress post-traumatique pour enfants (CPSS) est un outil de mesure conçu pour quantifier les manifestations post-traumatiques chez les jeunes patients. Ce questionnaire permet de structurer l'évaluation clinique en explorant méthodiquement la boucle à trois rouages du TSPT : les reviviscences, l'évitement associé à l'émoussement affectif, et l'hyperactivation neurovégétative.
Au-delà de la simple présence des symptômes, la CPSS intègre une dimension cruciale en pédopsychiatrie : le retentissement fonctionnel. En évaluant l'impact des difficultés sur la scolarité, la vie familiale et les loisirs, cet instrument aide le praticien à objectiver l'entrave au développement global de l'enfant au cours des deux dernières semaines.
Largement utilisée pour sa sensibilité au changement clinique, la CPSS constitue une mesure répétable pertinente. Elle offre aux cliniciens un indicateur chiffré précieux pour établir une ligne de base lors de la prise en charge initiale, puis pour monitorer rigoureusement l'évolution symptomatique au fil du traitement.
Exemple de résultat
Résultat fictif, calculé à partir d'un jeu de réponses d'exemple.
Score global
24/ 51
Questionnaire auto-rapporté destiné aux enfants et adolescents âgés de 8 à 18 ans ayant vécu un événement traumatique. Il évalue la présence et la fréquence des 17 symptômes du trouble de stress post-traumatique tels que définis par le DSM-IV (reviviscence, évitement, hyperactivation) ainsi que le retentissement fonctionnel des symptômes sur la vie quotidienne (école, famille, amis, loisirs, humeur générale).
24
051
ⓘÀ titre indicatif
Seuil≥ 11TSPT probable
Seuil de dépistage initial, établi sur la base de la distribution des scores des enfants présentant une symptomatologie élevée vs faible.
Somme par sous-échelle et score total des symptômes (0-51) ; score de retentissement fonctionnel (0-7), score total de 0 à 51, la cotation des options de réponse varie selon l'item (voir chaque question).
Hyperactivation (Critère D)
6/ 15
Hyperactivation : troubles du sommeil, irritabilité, hypervigilance, réactions de sursaut.
items13, 14, 15, 16, 17
6
015
Évitement et émoussement affectif (Critère C)
12/ 21
Évitement des rappels du traumatisme et émoussement affectif.
items6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
12
021
Retentissement fonctionnel
4/ 7
Retentissement des symptômes sur la vie quotidienne (école, loisirs, relations, tâches familiales).
items18, 19, 20, 21, 22, 23, 24
4
07
Reviviscence (Critère B)
6/ 15
Reviviscence du traumatisme : souvenirs envahissants, cauchemars, flashbacks et détresse face aux rappels du traumatisme.
items1, 2, 3, 4, 5
6
015
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La CPSS évalue l'intensité des réactions post-traumatiques en se fondant sur l'architecture diagnostique du TSPT.
Reviviscences : la réintrusion incontrôlable du souvenir traumatique, qu'il s'agisse de pensées envahissantes, de cauchemars ou de réactions physiques intenses.
Évitement et émoussement : les stratégies mises en place pour échapper aux rappels du traumatisme, associées à une perte d'intérêt ou des phénomènes de dépersonnalisation.
Hyperactivation neurovégétative : le maintien d'un état d'alerte permanent, se traduisant par des troubles du sommeil, une irritabilité et des difficultés de concentration.
Retentissement fonctionnel : la manière dont ces symptômes altèrent concrètement les différents domaines de la vie quotidienne de l'enfant.
Cet outil s'adresse spécifiquement aux enfants et adolescents (8 à 18 ans) confrontés à un événement potentiellement traumatique.
Quand et pourquoi l'utiliser
L'utilisation de la CPSS est particulièrement indiquée pour systématiser l'exploration des signes persistants chez le jeune patient.
Évaluation initiale (ligne de base) : pour dresser une cartographie précise de l'intensité des troubles dès les premiers entretiens.
Aide au diagnostic présomptif : pour repérer si le profil de l'enfant s'aligne sur les critères majeurs du TSPT et justifie une investigation approfondie.
Suivi longitudinal : pour objectiver la trajectoire clinique au fil des séances et vérifier la réponse de l'enfant à la thérapie, notamment lors du ciblage EMDR.
Exploration du retrait social : pour distinguer ce qui relève d'une éventuelle anxiété sociale ou d'un évitement spécifique lié au traumatisme.
Le recours à ce score standardisé permet de dépasser la seule impression clinique, souvent limitée chez l'enfant, et d'obtenir une mesure directe de l'impact perçu.
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Voici une liste de problèmes que les enfants ont parfois après avoir vécu un événement bouleversant. Lis chaque phrase attentivement et entoure le chiffre (0, 1, 2 ou 3) qui décrit le mieux à quelle fréquence ce problème t'a gêné(e) AU COURS DES DEUX DERNIÈRES SEMAINES. Ensuite, pour la deuxième partie, indique par OUI ou NON si les problèmes que tu as cochés ont gêné les différents domaines de ta vie.
1. Avoir des pensées ou des images bouleversantes à propos de l'événement qui te viennent en tête sans que tu le veuilles.
Explore la fréquence des pensées ou des images intrusives non désirées concernant l'événement.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
2. Faire de mauvais rêves ou des cauchemars.
Repère la présence de perturbations du sommeil liées à des rêves angoissants.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
3. Agir ou avoir l'impression que l'événement se reproduit.
Évalue le sentiment de revivre l'événement traumatique au présent.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
4. Te sentir bouleversé(e) quand tu penses à l'événement ou quand tu en entends parler.
Jauge l'intensité de la réaction émotionnelle face aux rappels de l'événement.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
5. Avoir des réactions physiques (par exemple, transpirer, avoir le cœur qui bat vite) quand quelque chose te rappelle l'événement.
Mesure les manifestations corporelles de stress déclenchées par des indices liés au traumatisme.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
6. Essayer de ne pas penser à l'événement, de ne pas en parler ou de ne pas ressentir d'émotions à son sujet.
Explore la tendance à réprimer consciemment les pensées et émotions relatives à l'événement.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
7. Essayer d'éviter les activités, les personnes ou les endroits qui te rappellent l'événement.
Évalue les stratégies d'évitement des situations, lieux ou personnes associées au traumatisme.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
8. Ne pas pouvoir te souvenir d'une partie importante de l'événement.
Recherche une incapacité partielle ou totale à se remémorer des éléments clés de l'événement.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
9. Avoir beaucoup moins d'intérêt ou ne presque plus faire des choses que tu aimais faire avant.
Repère la diminution de la participation aux activités habituellement appréciées par l'enfant.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
10. Te sentir loin ou coupé(e) des gens qui t'entourent.
Jauge le sentiment d'isolement ou d'éloignement ressenti vis-à-vis de l'entourage.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
11. Avoir du mal à ressentir tes émotions (par exemple, ne pas pouvoir pleurer ou ne pas être capable de ressentir des sentiments d'amour).
Explore la difficulté rapportée par l'enfant à éprouver certaines émotions, notamment positives.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
12. Avoir l'impression que tes projets ou tes rêves d'avenir ne se réaliseront pas (par exemple, que tu n'auras pas de travail ou que tu ne te marieras pas, ou que tu n'auras pas d'enfants).
Évalue la perception pessimiste ou l'anticipation d'un avenir irrémédiablement amputé.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
13. Avoir du mal à t'endormir ou à rester endormi(e).
Mesure les difficultés d'endormissement ou les réveils nocturnes liés à l'anxiété.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
14. Être irritable ou avoir des accès de colère.
Repère l'augmentation des accès de colère ou la faible tolérance à la frustration.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
15. Avoir du mal à te concentrer (par exemple, perdre le fil d'une histoire à la télévision, oublier ce que tu viens de lire, ne pas être attentif(ve) en classe).
Explore l'impact de l'hyperéveil cognitif sur l'attention quotidienne, notamment scolaire.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
16. Être sur tes gardes ou aux aguets (vérifier ce qui se passe autour de toi, même quand ce n'est pas nécessaire).
Évalue l'état d'alerte permanent et la scrutation anxieuse de l'environnement.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
17. Sursauter facilement (par exemple, quand quelqu'un marche derrière toi).
Mesure l'exagération des réflexes de sursaut face aux stimuli inattendus.
Pas du tout
Une fois par semaine ou moins / de temps en temps
2 à 4 fois par semaine / la moitié du temps
5 fois ou plus par semaine / presque toujours
18. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : le fait de prier ?
Évalue l'interférence des symptômes avec les pratiques spirituelles ou religieuses habituelles.
Non
Oui
19. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : le fait de faire les tâches ménagères ou tes obligations à la maison ?
Jauge l'impact des difficultés sur l'accomplissement des responsabilités domestiques de l'enfant.
Non
Oui
20. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : tes relations avec tes amis ?
Explore l'altération des relations sociales avec les pairs.
Non
Oui
21. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : tes loisirs ou le fait de t'amuser ?
Repère la perte de capacité à s'amuser et à investir les temps récréatifs.
Non
Oui
22. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : ton travail scolaire ?
Mesure le retentissement direct des symptômes sur les apprentissages et la vie académique.
Non
Oui
23. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : tes relations avec ta famille ?
Évalue la dégradation éventuelle du lien et de la communication au sein du foyer familial.
Non
Oui
24. Est-ce que les problèmes cochés plus haut ont gêné : ton bonheur en général ?
Apprécie l'impact global sur le sentiment subjectif de bien-être de l'enfant.
Non
Oui
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